Présentation

Tout le monde s’accorde à dire qu’une ville sans nature ne serait pas viable, mais on constate que dans l’organisation de cette symbiose, de nouvelles contraintes émergent et de plus en plus d’acteurs se sentent concernés. Chaque jour, des centaines de milliers de Bruxellois.es et de navetteurs empruntent les voiries de la région pour se déplacer, faire leurs courses, rencontrer leurs voisins et amis, se balader dans leur quartier. Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir aussi s’approprier cette part de l’espace public en en végétalisant les différents composants, du pied d’arbre au pied de mur, du bac à la façade. 

Cette implication citoyenne dans les rues urbaines n’est pas anodine. Face à l’urbanisation et à la minéralisation croissante de la ville, aux conflits d’usages qui caractérisent nombre de ces espaces multifonctionnels et à l’insatisfaction quant aux aménagements de voirie existants et aux dispositifs qui les ont générés, les initiatives se multiplient pour remettre du vert dans les rues, de manière isolée ou collective, avec le soutien ou non des pouvoirs publics responsables. 

Malheureusement, le succès n’est que trop peu souvent au rendez-vous : les contraintes tant techniques, que légales, institutionnelles ou organisationnelles conduisent de nombreux projets de végétalisation à s’essouffler, avant d’avoir pu donner leurs premiers fruits. Diversité et cloisonnement des acteurs concernés, manque de connaissance et de solutions techniques, dévalorisation de la filière horticole, voilà autant de pression qui pèsent sur le végétal en ville, impactant par là même la qualité de l’environnement urbain et les nombreux services qu’il rend à ses habitants (aménité paysagère, bien-être, régulation de la qualité de l’air, du cycle de l’eau et des températures,…). 

Dans ce contexte, les partenaires de PETAL se sont donnés pour mission d’expérimenter collectivement des manières d’aménager et de gérer la présence du végétal dans les rues pour satisfaire les besoins des acteurs (défis sociaux, institutionnels, environnementaux et urbanistiques) tout en accueillant la nature

Le projet s’inscrit donc résolument dans une dynamique de recherche de solutions innovantes pour permettre le (re)déploiement du végétal en ville et s’investit dans trois axes à cette fin : 

  1. il cherche à co-créer de nouveaux modes de collaboration entre acteurs de l’espace public (pouvoirs publics, aménagistes, citoyens, associations,…) pour rencontrer les aspirations et réalités de chacun et impulser de nouveaux modes de gouvernance de l’espace public ; 
  2. il vise à identifier des modèles techniques de production, aménagement et gestion du végétal qui soient adaptés aux espaces et aux contraintes de la ville (esthétique, économique, environnemental,…); 
  3. il entend faire émerger les modes de transmission des savoirs adaptés aux différents acteurs du végétal en ville (futurs professionnels, ouvriers, gestionnaires, citoyens).

PETAL souhaite fournir un regard original et inédit sur la gouvernance et la gestion de la végétalisation des voiries de la région bruxelloise et combler ainsi en partie le manque de ressources réflexives sur le sujet. 

Recherche-action participative

Le projet se base sur les méthodes de « Recherche-action participative », en impliquant les acteurs directement concernés par l’objet de recherche, partir de leur expertise pour construire et développer un apprentissage croisé et évolutif.

Boucle d’apprentissage
[PETAL – Boucle d’apprentissage]

Living labs

Deuxième composante importante de ce projet de recherche, il s’articule autour de lieux d’expérimentations précis au sein desquels les acteurs expérimentent certains scénarios. Ceux-ci sont collectivement définis, analysés et réadaptés tout au long du processus de recherche.